L'atlas vert



Je me suis servie d’un atlas à la couverture verte durant l’écriture du roman ; je l’ai donc « prêté » à Koumaïl, ainsi que ma fascination d’enfant pour les voyages et les cartes.

Le personnage de Gloria ne cesse de répéter que le Caucase est une région compliquée... c’est « la pure vérité »! Il semble que ce soit l’endroit du monde où cohabitent le plus de peuples issus d’origines ethniques différentes. On y parle une centaine de langues : certaines sont pratiquées par des millions de personnes (le russe, le géorgien) et d’autres par quelques milliers seulement (le bats, en Géorgie). Sur le plan religieux, les musulmans et les chrétiens voisinent avec les juifs et les bouddhistes, mais il y a aussi des sous-groupes : orthodoxes, chiites, sunnites, etc.

Entre la révolution russe (1917) et la dissolution de l’URSS (1989 –1991), le Caucase a subi de nombreux conflits et bouleversements. Des républiques ont été instituées, regroupées, ou séparées et morcelées, mais elles sont restées sous le contrôle de Moscou jusqu’aux proclamations d’indépendance de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie en 1991.
À partir de là, les conflits armés se sont multipliés, reposant sur des raisons politiques, économiques, historiques, ethniques ou religieuses. C’est dans ce contexte de guerre et de grande confusion que j’ai situé l’enfance de Koumaïl.


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Si on mettait bout à bout les différentes pages de l’atlas vert, on pourrait suivre le voyage de Koumaïl et Gloria depuis l’Immeuble, jusqu’à Paris, en marquant chaque étape de leur exil.

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